Le petit dernier a été le premier à comprendre dans quelle famille il était tombé.Un mot d'ordre: résister.
Mais d'abord subsister.
Pragmatique, il n'a jamais fait de différence entre le sucré et le salé. Ce qui lui a permis dès l'école primaire de se nourrir goulûment du panier des autres, engouffrant le sandwich au jambon de Foué et la tarte aux fraises de Julie d'une même bouchée: il fallait faire vite avant que les mères ne rappliquent... Je le revois assis à la porte de Jean Zay empilant sous un coude les restes épars des goûters de ses petits camarades bourgeois donc rassasiés, et maintenant sous l'autre son cartable bien droit, ce qui avait l'avantage de l'affecter d'une contenance sérieuse et de masquer habilement le butin. Rapide et organisé.
Un peu plus tard au pays des Chouans, la patronne de l'Escargot Vendéen apprit à ses dépens ce que "buffet de hors d'oeuvre à volonté" veut dire quand il est pris au mot. Dans les Deux-Sèvres désormais, c'est une entrée ou un plat et un dessert, pas les trois. Il n'y a plus guère dans cette contrée de "chariot des pâtisseries" depuis notre passage mémorable vers la fin du XXème siècle.
Vingt ans de résistance.
Bon anniversaire Titi, je t'en souhaite encore au moins cent à dévorer à pleines dents !
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