07 avril 2017

C'est OUI ou c'est NON ?



                                                                    

" J'essaie de refléter la complexité des sujets qu'on a à traiter. Je ne suis pas réducteur."

                                                                  Emmanuel Macron à France 2 le 6 Avril.


       Enfin une parole intelligente dans cette campagne.

      Il n'y a rien de plus stupide que ces journalistes qui s'acharnent sur un candidat à l'élection présidentielle avec la question qui tue :" alors c'est oui ou c'est non ?".
Comme si la réalité était devenue si simple que dans ce monde accéléré de la télévision elle devait se résumer à des réponses monosyllabiques. On en vous demande pas de réfléchir, le monde est évidemment blanc ou noir.
Comment répondre honnêtement à la question de savoir comment l'on va résoudre un problème auquel on n'a pas encore été confronté ?

  Il a dit ci et maintenant il dit ça, oh c'est une girouette ! Une bécasse comme le hobereau des Pays de la Loire (celui-ci sent bon son terroir) l'a ensuite affublé ! Il ménage la chèvre et le chou...

 Se souvient-on de De Gaulle et de Mitterand ? Auraient-ils su répondre par oui ou par non à des questions aussi simples que :"que faut-il faire en Syrie demain matin ?" !!!!

 Les Pujadas et Salamé et Joffrin, qui de temps en temps emploient des mots (dont ils n'entendent pas le sens), connaissent-ils celui de dialectique ? "la dialectique désigne un mouvement de la pensée qui se produit de manière discontinue par l'opposition, la confrontation ou la multiplicité de ce qui est en mouvement, et qui permet d'atteindre un terme supérieur comme une définition ou une vérité".

 Je pose, j'oppose, je compose.
 Post-moderne, sans doute ?


21 mars 2017

Atai

Echoué dans cet atoll du Pacifique sur la route vers l'Australie...
Echoué à Atai, ce pourrait être un havre, c'est donc ma destination, imprévue il est vrai mais il faut l'accepter.
Se contenter d'une île.
Plus modeste que la classique down under, mais plus intime. pas le même projet. Mais qu'est-ce qu'un projet, s'il écarte l'aventure ?
J'y suis. Tout est calme alentour.
L'attente est le plus bel espoir.

Toujours PLOS

Mon nom, mon nom dans la liste des morts pour la Science ?
Non, mais le plus évident des 70 000 referees de PLOSone, évidemment. Je suis si fier d'être le seul Chauvel ici. Habituellement le rapporteur de guerre me chipe les premières pages ou les premiers rôles, c'est la vie ! Joie d'exister ? peur de disparaître ?
C'est le problème des hommes qui prennent de l'âge, je n'ai pas dit des vieux, et je n'ai pas dit des femmes.
Triste re-sentiment, la recherche de la re-connaissance. Suis-je toujours là ? La vie-illusion prend son sens vers ces âges-là. On ne cesse de flotter entre l'apparence et le réel, entre l'existence et l'hallucination. Facile dans la vie ascendante où le rapport social s'impose comme s'il était la seule attache au réel. Théorie de l'esprit, leurre de l'empathie, l'autre est mon échafaudage. Incertain dans la vie descendante, où la chute est libre et la tendance ordinaire est de s'accrocher aux breloques comme à des rappels fragiles le long de la paroi abrupte.
Le rapport à la terre ou l'attirance de la mer sont de meilleures voies vers la sagesse.
Plus le temps s'écoule, plus la musique véhicule plus que le langage des mots. 

29 juin 2014

Pour un Shakespeare vrai | Le randonneur

Pour un Shakespeare vrai | Le randonneur



Voici une question passionnante, celle de l'identité de Shakespeare, ou de ses relations avec sa "personnalité" littéraire...

C'est plus qu'une enquête, c'est une réflexion sur ce que le cerveau d'un génie peut aussi profondément intégrer sans l'expérience du monde qu'il met en scène.

C'est mettre en doute la position ambigüe de Chateaubriand, "l'homme n'a pas besoin de voyager pour s'agrandir, il porte avec lui l'immensité !".


22 juin 2014

Visages à la Vieille Charité

Quelques heures avant la clôture de cette exposition dont les critiques incitaient à ne pas la manquer, je me suis arraché du lit ce dimanche matin. Catherine s'était levée à l'aube, allez savoir pourquoi, une histoire de poste de radio, mais elle s'est acharnée à passer l'aspirateur dans le chantier de l'étage du dessous, qui ressemble à Beyrouth (c'est une vieille expression de ma génération qui n'a plus cours aujourd'hui).
Une apparence de réflexion historico-sociologique définit le plan de l'exposition: visages de la société, visages de l'intimité, visages de l'esprit... Bon, le début est relativement convaincant, car il montre l'individu abasourdi par la montée de l'urbanisation et des dictatures, mais le lien se dissocie par la suite avec Picasso et Bonnard dans la même salle. Peu importe, il y a des découvertes à faire dans ce patchwork. J'en ai faites moi-même beaucoup. En particulier, deux photographes/peintres ou l'inverse, deux femmes l'une néerlandaise et l'autre américaine. Laetitia Molenaar "recrée" Hopper par la photographie ! Elle reconstitue des décors miniatures en carton où elle place ses personnages photographiés avec des expressions froides ou songeuses privilégiant l'espace et la lumière. Les visages signifient par l'attitude du corps. Nan Goldin est une photographe très réaliste, qui montre au grand jour les désastres de la décadence occidentale, mais dans cette exposition ses oeuvres sont des tableaux, en particulier "Anthony by the sea" qui reflète, c'est rare chez elle, la contemplation apaisée de la mer par un homme attablé près d'un bow-window. Contemple-t-il la table nappée de rouge ? Contrairement à "Here comes the sun" de Molenaar, son visage est dans l'ombre, ce qui lui laisse son intimité.

Qu'exprime le corps sans le visage ? Qu'exprime le visage sans le corps ? Et qu'exprime le visage sans le regard ? Un portrait d'artiste par Douglas Gordon qui en a brûlé les yeux les substituant par un miroir rend totalement méconnaissable Simone Signoret. Les yeux sont sans doute le miroir de l'âme. Plonger dans le regard de l'autre ne parvient-il à n'y trouver que soi-même ?

08 février 2014

La tête au carré

Les épilepsies à France Inter ce mercredi, près de la rue Raynouard, c'était une conversation intéressante avec Mathieu Vidard. Le script prévu a été bouleversé par les questions des auditeurs, qui n'avaient été jamais aussi nombreuses dans cette émission.

Toujours le même sentiment de frustration à la sortie. "C'est la preuve que c'était bon !" nous a affirmé l'animateur.
Bon, pas bon ? L'essentiel est d'en avoir parlé, l'épilepsie reste mystérieuse à tous. A moi certainement.

14 novembre 2013

Fake Cancer Study Spotlights Bogus Science Journals

Fake Cancer Study Spotlights Bogus Science Journals

Tant de chercheurs publient des données fausses, ou partielles, ou gonflées par le niveau de signification statistique, sans en être totalement conscients. Ils pensent que cela fait partie du jeu. La science est devenue un marché comme un autre, sur lequel il faut vendre sa production, et par la même occasion se vendre.

Le journaliste de Science a fait une démarche intelligente, qui éclaire bien le processus, désormais patent dans les journaux "open-access". Evidemment, le coup n'est pas anodin, puisqu'il appartient à une institution menacée par ces mêmes journaux.

La pureté n'existe plus.

La France, à l'Ouest

Heureux sont mes enfants qui pour l'instant ne vivent plus dans ce pays dévasté par l'abrutissement et la négation de tout esprit critique.
Je lis les nouvelles avec une affliction qui m'a rendu malade.
Je rentre après un bref séjour abroad, mais juste pour faire mes bagages et repartir.
Ce qui me touche en particulier est l'imbécillité des Bretons, connards de "bonnets rouges", parce qu'ils ont détruit la Bretagne avec leur surexploitation de cochons, producteurs de nitrates, destructeurs du littoral, puanteur de la campagne. Lisiers. Sans raison économique aucune. Que le fric. Pour quelques uns qui ne veulent pas payer pour leurs cochons de camions seconds pollueurs. Totalement incroyable. Et les médias, de plus en plus racoleurs qui te diffusent des appels à la révolution pour faire vendre du papier.
Plus rien, que du chômage. Le vrai problème venant de ceux que l'on ne critique jamais. Les entrepreneurs français. Qui sont les premiers responsables de l'état de ce pays dont les seules valeurs qui s'exportent sont pour l'instant celles de sa culture ou de qu'il en reste. C'est loin de leurs préoccupations. Les entrepreneurs français sont globalement nuls, ils n'ont aucune créativité, ce sont de mauvais japonais car ils sont trop flemmards pour copier bien, et n'inventent rien car ils n'ont pas été formés pour cela. Ils ont été formatés par les Grandes Ecoles, pour lesquelles ils se sont défoncés deux ans après leur bac pour finir dans les premiers, après ils n'ont plus rien fait que d'en sortir. Ensuite, ils se sont soutenus (mot français pour maffia bourgeoise). Aucune recherche dans ces machins du 5ème arrondissement. Les seuls chercheurs sont à l'Ecole Normale, qui ont enculé toutes les mouches du même arrondissement. Ils ont été suprêmement condescendants avec les Universités, parce que ces parcs à étudiants sont peuplés de gens venus de n'importe où qui n'ont pas fait les concours. C'est un régime digne des dictatures de l'Amérique du Sud avant 1960. Ou de la Russie éternelle.
On pourrait continuer avec de nombreux exemples de ce désastre.
La re-centralisation de ce pays s'est faite sournoisement. La situation était bien différente il y a 30 ans. Il y avait de l'espoir. Ceci avait été amorcé par De Gaulle et réalisé par Gaston Defferre sous Mitterrand.
Il n'y a plus de possibilité de création, de promotion d'initiatives sensées, basées sur des compétences en dehors de cercles qui veulent la rentabilité de l'argent à court terme. Et il n'y a aucune résistance, aucune remise en question de ce système par la jeunesse de ce pays. La jeunesse de ce pays est totalement anesthésiée par les anencéphales (en fait, une atrophie frontale suffit, et c'est curieusement une question d'éducation) qui hurlent la haine de l'autre humain, qui cassent des portiques sans défense (mais symboliques de la lutte de l'espèce contre la pollution routière dans un pays  de rivières, de voies ferrées et de mers !!!), et qui refusent de donner à leurs enfants des conditions équilibrées de vie scolaire demandées par des générations de parents (morts ?), parce que les atrophiques (la plasticité cérébrale explique que les restrictions cognitives répétées des executive people modifie significativement la taille et la fonction de nombreuses régions cérébrales) actuels veulent partir en week-end et préfèrent abrutir leurs enfants plutôt que de leur apprendre à réfléchir.
Une des vraies questions aussi est qu'il n'y a plus aucun courage politique. Depuis longtemps.
Il est vrai que si on regarde autour, il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme pour se régénérer. Ce n'est pas la mère Merkel qui peut vous insuffler un idéal !
Ni Cameron et le Prince Charles qui va être en retraite avant d'avoir été Roi.
Ni l'Italie, à moins que le mariage gay au Vatican ne nous apporte l'ultime solution. Mais ce n'est pas l'Italie, dont le berlusconisme rampant est un péché mortel.
Ni...
On ne peut s'en prendre qu'à soi-même. Donc, il faut agir.
Y a -t-il une jeunesse en France capable de narguer, de contester, de bafouer, de dénoncer  la triste clownerie de la société française de cette triste fin de 2013 ?
Je serais fier qu'elle vienne de mes petits-enfants.
De l'amour !

11 mai 2013

en traversant la France, suite...

Une illusion, c'était une illusion. Axel Kahn n'a pas changé. Jean-Christophe Rufin, qui publie son carnet de voyage sur la route de Compostelle, était interrogé il y a quelques jours sur France Inter à 8 heures vingt. Qui se pointe à 8 heures quarante ? Axel Kahn !! Sur le thème "je vais partir", je vais marcher le regard fixé sur mes pensées... Il a ouvert un très beau site web pour qu'on ne le perde pas de vue. A son programme, quelques conférences sur le sens de la vie via la science de sa Science, et quelques détours pour l'inauguration de plusieurs lieux et bâtiments nommés "Axel Kahn" ! Quelle retraite !!
Pas de doute, c'est bien une traversée du désert, à défaut d'une tentation de Venise.
A suivre...

24 avril 2013

24 Avril, en traversant la France


Deux points de vue qui me réjouissent dans le Monde de ce soir, une opinion de Pierre-Henri Tavoillot sur la pratique de la "disputatio", qu'il préconise pour l'enseignement de la Morale Laïque, nouveauté ministérielle. Il est Maître de Conférences en Philosophie à la Sorbonne, explique que c'est une formation fondamentale pour se forger une opinion que de faire l'exercice de développer l'opinion de l'autre, à supposer qu'elle soit contraire à la sienne. C'est l'un des principes de Kant. Je suis depuis longtemps profondément convaincu de cela. Je recommande toujours, quand je siège dans les Comités Tartanpion d'organisation de réunions dites scientifiques, une session Controverse. Il est intéressant de constater comment la plupart des débateurs n'y parviennent pas (en France dans les Neurosciences par exemple), et s'arrangent à l'avance pour se partager le thème, comme s'il s'agissait de la même forme de discours. C'est une épreuve où excellent actuellement les "anglo-saxons", appellation bizarre que l'on utilise pour rappeler la brutalité de leur culture. "Saxons" fait très guerrier, un appel à la charge. Mais mes collègues britanniques y montrent la qualité de leur esprit, ils savent y instiller de l'humour.
C'est tout le contraire de la dépravation médiatico-politique qui se répand sous nos yeux chaque jour dans notre pays dit "des Lumières". C'est une vraie déchéance ce niveau d'empoignades entre Hybride Fardeau, Jeansuque Mefanchon, Latroce Baryton, Jécopé François, et les journalistes du même tonneau. On doute encore du déclin de la France ?
Pierre-Henri Tavoillot fait remarquer que la "disputatio" était le mode d'examen dans la Sorbonne médiévale. Il n'y avait à cette époque, pour cette raison formelle, que 50% de reçus au baccalauréat... C'est pourquoi les grands esprits ont fait révoquer cette pratique, pour évoluer vers la dissertation, qui est bien une école de formalisme, basé sur l'auto-conviction dans les meilleurs cas, sur le consensus moelleux dans les plus mauvais, une manière de réciter des arguments tout faits assortis d'une fausse érudition. La crème de nos élites, en quelque sorte.

L'autre est une chronique de Sandrine Blanchard, "Bon Voyage, M. Kahn", qui raconte avec étonnement et un zeste d'admiration le projet d'Axel Kahn, qui part le 8 Mai à pied pour un voyage en France de trois mois. J'ai des a priori envers Axel Kahn, que j'ai cotoyé il y a 30 ans, et que j'ai un peu trop vu depuis, opportuniste parisien qui a finalement raté sa carrière politique. Il n'a pas fait aussi bien que son Collègue de Cochin qu'il aime tant, Bernard Debré.... Mais cette fois, il fait plaisir à admirer, car sa "fuite" procède d'une analyse qui fait référence à une échelle de valeurs, dont le manque nous asphyxie en ce moment. Il veut quitter "l'atmosphère irrespirable de ce printemps 2013" pour réaliser ce qui lui procure le plus de bonheur, "être en contact avec la beauté des paysages". Il a envie de lenteur. Je partage complètement son constat d'un monde de fausseté, de laideur, de fric et d'intolérance. "Ce monde n'est profondément pas le mien, et l'urgence de le quitter devenait pressante". La droite l'afflige, la gauche le désole. Il fait allusion aux talents d'orateur de Jean-Marc Ayrault, "il a le charisme d'une moule"... Il espère, dans sa promenade, faire des rencontres. Les gens ont-ils changé ? Il va lui falloir arpenter les chemins creux, découvrir des fermes isolées pour se ressourcer au contact de sages qui sauraient encore conter des légendes, de bardes qui sauraient chanter seuls pour les oiseaux, de vieilles qui sachent tourner en souriant aux anges une potée dont le fumet nourrit l'espérance.

05 mai 2012

Racines Chrétiennes

Mon Pape,

Mais Bon Dieu que fais-tu ? Où es-tu ?
A Cuba ?
A la Scala ?
Ne te préoccupes-tu plus de la fille ainée de l'Eglise ?
J'avais confiance en toi. Malgré tes petits côtés. Les mauvaises langues prétendent que tu étais l'inspirateur de Jean-Paul II, jet-star rétro béatifiée sur son seul dossier médias/communication, je ne les ai pas crues. Tu avais une autre envergure intellectuelle, une profondeur de réflexion sur l'évolution du monde, une exceptionnelle disposition à réfléchir sur la raison de la foi en n'omettant pas la foi en la raison, jamais bien comprise par les journalistes (dont ce n'est pas le meilleur répertoire...). J'attendais de toi du courage sinon politique, du moins moral. Des prises de position sur l'amour, la haine, la violence ou la fraternité dans leurs modernes expressions plutôt que des invectives sur les capotes ou l'avortement.
Tu mollis, mon Pape, tu n'es pas loin de me décevoir. Tu as attendu Pâques pour condamner l'"effusion de sang" en Syrie et le piétinement de tous les droits humains.

Mais quelle faiblesse avec les hérétiques et les faux prophètes...
Nous en avons un vrai ici, et tu le laisses déblatérer en toute impunité. Déjà en 2007, le chanoine de Saint Jean de Latran avait impressionné par la hauteur de sa vision sur les racines chrétiennes de la France :
"Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelleSainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d’honneur de Saint-Jean de LatranSaint-Jean deLatran, ce n’est pas rien. C’est la cathédrale du Pape, c’est la « tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde », c’est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l’Eglise catholique par ce titre symbolique, c’est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme. Et c’est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d’Estaing, et plus récemment Jacques Chirac, que je suis venu m’inscrire avec bonheur dans cette tradition."
Et je te fais grâce du passage sur la vocation du prêtre comparée à celle du président de la république équivalente et sublimée, sur l'instituteur dont le charisme et l'espérance n'atteindront jamais ceux du curé. Bon, c'était un peu sot, un peu scolaire, un peu trop copié-collé Wikipédia par Guaino, pas vraiment méchant. C'était un jeune chanoine, convenons-en. Tu n'as rien dit, il t'avait offert le matin deux livres de Bernanos, dont tu raffoles, il t'était difficile d'être désagréable.


Mais sur les Roms, là tu as été au dessous de tout. Les évêques de France t'avaient tracé la voie, ils avaient vigoureusement protesté contre l'expulsion des bohémiens par le chanoine déguisé en Joe Dalton. Tu le reçois deux mois plus tard, pas un mot sur la question. Tu le laisses prendre une mauvaise photo avec son iPhone pour Carla, et tu ne vas même pas jusqu'à évoquer les "légitimes diversités humaines", allusion au problème interprétée comme un réprobation par les journalistes (décidément, ils n'entendent rien à aucun de tes jargons...).


Mais où étais-tu depuis quinze jours ? Tu laisses ce type qui se prétend gardien du peuple proférer un discours de haine, de violence sociale, de désignation de l'étranger comme la source de tous nos maux, de protection des frontières, bref le pamphlet du Front National dans le texte avec le ton, et ce... au nom des racines chrétiennes de la France !!!
Et toi, mon Pape, tu ne réagis pas ?? Le Vatican est-il aux abonnés absents ?
Tu peux m'expliquer ce qu'est être chrétien aujourd'hui ? Si ce que j'ai entendu sortir de la bouche du chanoine de Saint Jean de Latran au cours de cette campagne électorale est une parole chrétienne, je bouffe ma Bible pliée en quatre, et je deviens l'Alligbonon Akpochihala Essoumon, prêtre vaudou d'Endoume.
J'aurais dû me douter qu'à partir du moment où tu ne faisais aucun commentaire sur les processions des Le Pen et leurs incantations autour de l'illuminée de la Place des Pyramides, qui étaient du même acabit, tu gardais un petit faible envers les ouailles de Mgr Lefebvre.
Non, mon Pape, ne me laisse pas croire que toi qui as pu écrire "Deus Caritas Est", superbe encyclique refondant l'action caritative chrétienne en la désécularisant, tu puisses te taire face à ce néo-pharisianisme qui vient de déshonorer l'image de la France des Lumières, dont tu as subi, du moins le croyais-je, l'influence.


Un peu de courage, mon vieux Pape, reprends-toi sinon tu n'échapperas pas à un petit séjour en Purgatoire, tous frais payés par l'UMP. A moins que tu ne sois toi aussi qu'un homme ? Un politique au double langage ?
Enfin, tu viens de réaffirmer l'actualité de "Pacem in Terris" la grande encyclique de Jean XXIII, de bannir le « langage stérile de la récrimination mutuelle qui ne mène à rien », d'inviter à « engager un dialogue créatif entre l’Église et le monde, entre croyants et non-croyants, promouvant une vision chrétienne de la place de l’homme dans le monde », et tu nous laisses nous enfoncer dans les cloaques de l'intolérance et du mensonge. Dans cette même veine, mon petit Pape, il y a à peine trois jours, tu as pu lancer : « Les maux et les injustices historiques ne peuvent être surmontés que si les hommes et les femmes sont inspirés par un message de guérison et d’espoir, un message qui propose une voie vers l’avant, hors d’une impasse qui emprisonne souvent les peuples et les nations dans le cercle vicieux de la violence », et là je te sens dans ton rôle, tu es véritablement meilleur en jardinier des racines chrétiennes, tu es comme je m'attendais à ce que tu sois, ...
Comme nous nous attendions....
Sommes nous si seuls ?

27 avril 2012

Papa



Je n'ai rien à ajouter à ce beau texte, qu'une larme de joie...

22 avril 2012

Le petit bruit du bulletin dans l'urne au petit matin

2012 n'est pas 2007.
Malgré mes imprécations, mes mises en garde diagnostiques, et mon pronostic, il était passé.
Le charme de Ségolène n'avait touché que quelques rêveurs dans mon style, près de 50% des électeurs...

Pas de charme cette année. La seule grande voix de la campagne, c'est à coup sûr celle de Mélenchon. Cette parole libre et fraternelle au bord de la Méditerranée est certainement celle qui a manqué à la France en ces temps étriqués et frileux. La France est devenue en cinq ans un petit pays, sans idée, sans élan, ne laissant diffuser à l'étranger que les agitations clownesques de son petit président en guise de message culturel... Joe Dalton. Mélenchon a su dire que nous restons des hommes, pas des tiroir-caisses. J'en entends, souvent des proches qui, du haut de leur condescendance irréfléchie, font remarquer qu'un tel programme est loin de la réalité, de la rationalité de la finance qui nous mène... C'est avoir la vue courte et n'avoir tiré aucune leçon de ce qui s'est passé depuis 2008. Comment avoir la moindre considération pour les "professionnels" des marchés après cette crise ? Qui sont les fumistes ? Qui sont les voleurs impénitents ? Quel crédit (!) accorder aux économistes, qui se sont révélés incapables d'anticiper l'évolution mondiale des déséquilibres ? Il est d'ailleurs complètement ridicule d'attribuer un Prix Nobel d'Economie à ce qui n'est ni une science ni un art ni un humanisme. L'économie n'est tout au plus que de la statistique, puis de la comptabilité. Il n'y a plus de grande pensée dans ce bazar depuis bien longtemps.
Par contre, la politique devrait prendre conscience qu'elle doit reprendre la main, qu'elle doit manifester que les peuples ont le droit d'exprimer dans quelle direction ils veulent aller, et comment. Retrouver un sens nouveau de l'Etat. Maîtriser l'argent. Juguler la consommation abêtissante. Oui, il faudrait quelque chose comme une révolution pour cela. Ce qui empêche beaucoup de franchir ce cap, c'est la peur, la peur de prendre position haut et fort au niveau international à contre-courant. A contre-courant ? Non, car les analyses politiques se bornent trop souvent à désigner les peuples par leur gouvernement. Là est l'erreur. Croire que la France c'est Sarkozy, est-ce correct ? Nous oublions que la majorité des citoyens est en désaccord avec ceux qui les gouvernent dans tous les pays du monde.
Il reste à exprimer autre chose que la résignation.



Procéder par étapes.
Pas de place pour le charme cette année. L'urgence est de se débarrasser de Joe Dalton.
Hollande est ordinaire, il faut en passer par là. Les dirigeants ne font jamais ce qu'ils annoncent. C'est ce qu'ils ont en eux, leur structure mentale qui compte. C'est leur cerveau limbique, et ses interactions avec le cortex frontal, qu'il faut estimer. Nous avons de plus en plus accès à cette clinique avec les médias. Donc, le choix est assez simple.


Le vote est un acte beau et dur, plein de frustration et de grandeur, qui donne à réfléchir à notre condition de simple élément d'un ensemble, d'où émergera la décision. Petit noeud fragile mais indispensable d'un immense réseau. Un "corps" électoral, le mot est bien choisi, dont chacun n'est qu'une cellule.
Dans le film "The Artist", George Valentin, hanté par la fin du cinéma muet, perçoit dans son rêve le bruit assourdissant de la feuille morte lorsqu'elle touche le sol. J'ai souffert ce matin que mon petit bulletin dans sa petite enveloppe bleue toute pareille aux autres se mêle gentiment à ses congénères sans tremblement ni déflagration. Fera-t-il le poids ?
C'est ce qu'on appelle la démocratie.

08 mars 2012

Le cerveau virtuel

Du virtuel au réel et vice versa...

04 mars 2012

"L'État blessé", le livre qui accable Sarkozy


Voici un excellent commentaire de Michel Winock du livre de Jean-Noël Jeanneney, qui va sortir mardi prochain. C'est dans Huffington Post le 2 Mars.

C'est exactement ce que je pense sur la honte d'avoir Joe Dalton comme Président de la République. Je dois faire remarquer que ce surnom de "Joe Dalton" lui a été donné par Djamel Debbouze...


À l'heure des bilans d'un quinquennat qui s'achève, je recommanderais vivement l'ouvrage de Jean-Noël Jeanneney, dans la collection Café Voltaire de Flammarion. Cet ouvrage n'est pas un de ces libelles de campagne électorale dont les mots d'auteur, les leçons de morale et la verve pamphlétaire font la nature. C'est un livre sobre, descriptif et néanmoins accablant pour le président sortant. L'objet en est la manière dont celui-ci a abaissé l'État par des pratiques inconciliables avec les traditions républicaines, que nous ont léguées notamment Gambetta, Clémenceau, Jaurès et de Gaulle.

Le "car tel est mon bon plaisir" du président s'est manifesté dans tous les domaines. Veut-il rendre hommage à Simone Veil? Il lui attribue d'emblée la grand-croix de la Légion d'honneur alors qu'elle n'en avait pas gravi le premier échelon (on n'a pas protesté parce que c'est une grande dame et tout le monde l'admire). Le pavillon de la Lanterne, réservé jusqu'à lui au Premier ministre, lui plaît-il? Il se l'annexe sans vergogne. Il entend s'occuper de tout, réduisant son Premier ministre aux fonctions d'un sous-ordre, au point que, décidant de réunir ses ministres favoris en conseil informel, il en exclut François Fillon. D'une manière générale, le court-circuitage des ministres a été de règle, même quand il s'agissait d'Alain Juppé: on se souvient de l'épisode de l'entrée en guerre en Libye.

Jean-Noël Jeanneney précise comment les contre-pouvoirs légaux, à commencer par les décisions du Conseil constitutionnel, ont été violentés, contournés, méprisés. Comment des nominations irrégulières se sont multipliées et comment le président s'est arrogé le choix des dirigeants de France Télévisions et de Radio France. Le mépris de la justice dans son indépendance, le manque total de considération pour les hauts fonctionnaires, l'arrogance avec laquelle il traite les principes des grands Corps de l'État, les propos insultants envers les diplomates. Jeanneney rappelle à ce sujet l'exclamation du chef de l'État, devant un groupe assez nombreux, au sujet d'un ambassadeur dans un pays voisin: "Je leur ai envoyé le plus con!"

Cette phrase donne la mesure du "débraillé" élyséen. On prête à Nicolas Sarkozy cette affirmation datant de 2004: "Savez-vous pourquoi je suis tellement populaire? Parce que je parle comme les gens." Devenu entre-temps président de la République, il ne se doutait pas que "les gens" attendent de leur président un langage qui exclut la grossièreté; qu'ils n'apprécient pas le tutoiement généralisé, aussi bien avec ses ministres qu'avec les journalistes. Le vocabulaire, note notre auteur, est approximatif, la syntaxe souvent hésitante (devant des ouvriers d'Alstom, dans le Doubs, en mars 2009: "Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts..."), son style bling-bling et son impudeur sur sa vie privée ont provoqué un malaise chez nombre de ses électeurs. L'épisode de sa visite au Vatican avec son téléphone portable et Jean-Marie Bigard, et combien d'autres épisodes où l'enfantillage le dispute à la vulgarité, ont porté atteinte à la dignité de l'État.

La boulimie d'action de Nicolas Sarkozy s'est traduite le plus souvent par des "coups" sans suite, dont l'intérêt recherché était l'effet d'annonce. Saisir un fait divers pour l'instrumentaliser, jouer sur l'émotion du public, faire des proclamations sur le mode du "plus jamais ça", lancer des promesses non tenues, défrayer la chronique par une agitation désordonnée... J.N. Jeanneney cite le mot de Georges Vigarello, examinant la manière d'être du chef d'État, et selon lequel Nicolas Sarkozy n'a pas su habiter sa fonction. Maître de l'instant, gestionnaire de l'immédiat, il fait preuve d'une inconstance allant de pair avec l'obsession des sondages, commandés du reste sur les fonds publics et restés secrets. On chercherait en vain dans sa conduite une idée-force, un point de fuite, une vision de la France et de son avenir.

Ses rapports avec l'argent méritent un chapitre du livre. On se souvient qu'une de ses premières préoccupations à son arrivée au pouvoir avait été de relever son traitement de président. La compagnie du Fouquet's le soir de son élection, l'invitation de Vincent Bolloré sur son yacht: des images restées indélébiles dans la mémoire des Français, révélant sa dilection pour les grands patrons. "Une société égalitaire, proclame-t-il le 24 mars 2009, c'est le contraire d'une société de responsabilité et de liberté." Le bouclier fiscal a été la traduction législative de cette profession de foi... jusqu'au moment où il a dû y renoncer.

L'annulation de l'épreuve de culture générale aux concours administratifs des catégories B et C est le signe d'un mépris de la culture, dont l'épisode sur la Princesse de Clèves a provoqué la risée: "La possibilité pour quelqu'un d'assumer sa promotion professionnelle sans passer un concours ou faire réciter par cœur (sic) La Princesse de Clèves." Cette incartade eut du moins l'heureux effet de porter Mme de La Fayette dans la liste des best-sellers.

Jean-Noël Jeanneney consacre un chapitre aux manquements de Nicolas Sarkozy aux principes de la laïcité. Le pire étant atteint par l'accord du 18 décembre 2008 entre le Saint-Siège et le gouvernement français, -accord ratifié par décret du 16 avril 2009, et qui confère à l'Église catholique le pouvoir de délivrer des grades et des diplômes universitaires sur le territoire français, rompant ainsi avec la loi du 18 mars 1880 réservant à l'État le monopole de la délivrance des grades et diplômes nationaux.

Le dernier chapitre de l'ouvrage est réservé aux "humiliations françaises" devant l'étranger. L'auteur rappelle le triste discours de Grenoble de 2010, la décision de Claude Guéant de limiter l'accès à des activités professionnelles pour les étudiants étrangers formés en France, le débat sur l'identité nationale visant l'immigration, le stupide discours de Dakar du 26 juillet 2007, selon lequel "l'homme africain" n'était pas entré dans l'Histoire, l'extravagante réception de Kadhafi à Paris, l'annulation de l'année du Mexique en France, la brouille avec la Turquie, etc.

Jeanneney achève son bilan en souhaitant la défaite à la prochaine élection présidentielle de celui qui a rabaissé l'État: "Si par malheur les circonstances des élections présidentielle et législatives du printemps 2012 et une gauche inégale à son destin aboutissaient à un nouveau succès, dans les urnes, du président de la République sortant, de surcroît libéré du souci d'être réélu, craignons de rudes lendemains. L'État serait comme un arbre dont sont rongées les racines."

Cet ouvrage, dont je n'ai donné qu'un rapide aperçu, n'est pas dû à l'esprit militant. Il nous vient d'un homme qui a exercé de nombreuses fonctions de responsabilité dans la vie politique, culturelle et universitaire (ancien Secrétaire d'État, ancien président de Radio France, ancien président de la Bibliothèque nationale de France, professeur émérite à Sciences po), et qui nous rappelle, avec la précision de l'historien qu'il est, les manquements à la dignité de l'État et de la fonction présidentielle de 2007 à 2012.

On pourra le juger injuste, muet sur les décisions positives qui ont pu être prises par le président de la République. De fait, il ne s'agit pas d'un exercice d'évaluation impartial en deux colonnes, mais d'un réquisitoire qui a pour ressort la sourde révolte d'un homme qui a servi l'État, qui aime la République, et qui s'apitoie devant la dégradation de l'un et de la trahison de l'autre par celui auquel les Français avaient donné leur confiance en 2007. Dans un temps où le flux ininterrompu des informations noie l'information, ce livre servira aussi d'aide-mémoire -un aide-mémoire brûlant.

03 mars 2012

Joe Dalton lance sa compagne à Marseille


Je n'y suis pour rien.
Ce n'est pas moi, je ne décide pas de tout, enfin.
Oui, je suis un notable, mais à Marseille il y en a beaucoup, et de toutes sortes.
Je m'excuse, j'aurais dû intervenir, je m'accuse d'avoir fait preuve de faiblesse.
Le fait est que le Merko débarque au Salon de l'érotisme et de la lingerie coquine demain au Parc Chanot.

Je sais, il ne pense qu'à elle, la mère Merkosie, il y a une section grandes tailles, à Marseille nous savons faire en grand.
Mais enfin, il sera là demain à s'agiter avec sa troupe, alors que nous venions de retrouver le calme après la grippe, le grand froid et un sacré coup de mistral. Aujourd'hui, c'était un subtil dosage de soleil, de douce brise tiède de Sud-Ouest, de spis multicolores, et de sérénité.
Je vais devoir aller marcher dans les Calanques, Catherine aura gagné. Aller je ne sais où après, mais fuir.

Il ne pouvait pas faire çà à Rennes ? Sans doute est-ce une ville trop normale ?
A Montpellier ? trop à gauche ?
A Clermont-Ferrand ou à Vierzon ? trop intellos ?
A Avignon, trop de ponts ?
A Cucuron ?

Il est vrai que Marseille convient assez bien. La classe politique est la plus détériorée de France. Après une embellie (?) dans les années 90, l'ère Gaudin est un véritable naufrage. 50 ans de retard disait Edmonde Charles-Roux..., c'était un pari osé que de s'en être fait un objectif politique, une sorte d'éco-paléontologie en quelque sorte. Un conservatoire de certaines espèces qui, ici, ne sont pas en voie de disparition.
C'est la ville où l'on peut voter Front National à plus de 30%, essayez d'en faire autant ! Cela traduit un certain niveau de réflexion politique, un niveau bistro, pas de temps à perdre en discussions oiseuses, faisons plutôt bref de comptoir.
C'est la ville où l'uniforme blanc et bleu se termine par des baskets neuves et un iPhone trafiqué, la classe... La vérité si je mens !
C'est la ville européenne de la culture, la ville de Patrick Bosso, de Kad Merad, et de Renaud Muselier. En 2013, nous aurons droit aux défilés de majorettes sur le Vieux Port, et à une sardinade géante, puis à Pagnol en 3D, à une reconstruction du Pont Transbordeur en fil de fer, et à une exposition des plus belles Bonnes Mères en allumettes collées par les enfants des écoles privées. On n'aura pas vu un tel jaillissement de créativité depuis l'an Pèbre...
C'est une ville pour lui en effet. N'aura pas de mal à briller, avec Trochichtro Mauricette, Coopté, et encore Muselier (l'instituteur du monde arabe, il fallait le faire...), et le César de service pour l'accueil, l'inaltérable Gaudingg. Ce sera Laurel et Hardy et Charlot à la fois, la culture toujours la culture, dans une ville dominée par la Caisse d'Epargne, la Poste, les Corses et la CGT du Port Autonome. De quoi remplir quatre Stades Vélodromes.
Il va avoir du suquecès, tchi tchi. Z'ont fait descendre les Arméniens de Saint-Barnabé, les ont parqués au Parc Chanot Hall 3, premières loges pour voyeuriser les stars du porno.

Plus belle la vit !

Ville Monde, Kosmopolit Kultur, reviendra-t-il avec Angela ?
J'ai soudain un petit pincemengue au coeurre, et si c'était la dernière fois, il n'a pas fait que des couillonnades, je ne suis pas un ingrat, il nous a taillé un bel escalier avec des petites marches pour ses petites jambes de lutin dans les rochers à Malmousque, il a rasé un sale cabanon qui déparait, il a fait propre, on peut désormais aborder sans danger au Petit Nice. Avant, il fallait y aller à pied. Une France forte après dîner, c'est un programme.
Du lourd.

La sérénité me revient, Carlita m'apparaît en déshabillé vaporeux aux couleurs de l'OM, elle chante, elle chuinte "pour la dernière fois...", ma foi c'est du Alain Barrière dans le texte...

Elle, elle reviendra en 2013.

Bon dimanche !

12 décembre 2010

Bon Ton Roulet





You see me there, well I ain't no fool
One smart Frenchman never been to school
If you want to get somewhere in a Creole town
Stop and let me show you your way around


And let the bon ton roulet, and let the moulay voulay
Now don't you be no foolay, and let the bon ton roulet


I got a creole girl, she one fine dish
But she got ways like a old crawfish
She don't do nothing but raise sin all night
But when it come to loving she much all right


She let the bon ton roulet, she let the moulay voulay
Now don't you be no foolay, and let the bon ton roulet


If you want to have yourself some real fine fun
Go down to Louisiana and get you one
You see them cutting cane all down the line
I got me a cotton picker, and she sure is fine


She let the bon ton roulet, she let the moulay voulay
Now don't you be no foolay, and let the bon ton roulet !

13 juin 2010

A foggy day in London Town


I was a stranger in the city
Out of town were the people I knew
I had that feeling of self-pity
What to do? What to do? What to do?
The outlook was decidedly blue
But as I walked through the foggy streets alone
It turned out to be the luckiest day I've known

A foggy day in London Town
Had me low and had me down
I viewed the morning with alarm
The British Museum had lost its charm
How long, I wondered, could this thing last?
But the age of miracles hadn't passed,
For, suddenly, I saw you there
And through foggy London Town
The sun was shining everywhere.

10 janvier 2010

Gundula, 72 ans

sublime, simplement sublime...

26 juillet 2009

Feu à volonté

Il pleut des cendres sur la mer
Et des hélicoptères
Et des canaderres
Hier
Le militaire
A mis le feu à Marseille
Par derrière.

Brûlons les militaires !