03 mars 2012

Joe Dalton lance sa compagne à Marseille


Je n'y suis pour rien.
Ce n'est pas moi, je ne décide pas de tout, enfin.
Oui, je suis un notable, mais à Marseille il y en a beaucoup, et de toutes sortes.
Je m'excuse, j'aurais dû intervenir, je m'accuse d'avoir fait preuve de faiblesse.
Le fait est que le Merko débarque au Salon de l'érotisme et de la lingerie coquine demain au Parc Chanot.

Je sais, il ne pense qu'à elle, la mère Merkosie, il y a une section grandes tailles, à Marseille nous savons faire en grand.
Mais enfin, il sera là demain à s'agiter avec sa troupe, alors que nous venions de retrouver le calme après la grippe, le grand froid et un sacré coup de mistral. Aujourd'hui, c'était un subtil dosage de soleil, de douce brise tiède de Sud-Ouest, de spis multicolores, et de sérénité.
Je vais devoir aller marcher dans les Calanques, Catherine aura gagné. Aller je ne sais où après, mais fuir.

Il ne pouvait pas faire çà à Rennes ? Sans doute est-ce une ville trop normale ?
A Montpellier ? trop à gauche ?
A Clermont-Ferrand ou à Vierzon ? trop intellos ?
A Avignon, trop de ponts ?
A Cucuron ?

Il est vrai que Marseille convient assez bien. La classe politique est la plus détériorée de France. Après une embellie (?) dans les années 90, l'ère Gaudin est un véritable naufrage. 50 ans de retard disait Edmonde Charles-Roux..., c'était un pari osé que de s'en être fait un objectif politique, une sorte d'éco-paléontologie en quelque sorte. Un conservatoire de certaines espèces qui, ici, ne sont pas en voie de disparition.
C'est la ville où l'on peut voter Front National à plus de 30%, essayez d'en faire autant ! Cela traduit un certain niveau de réflexion politique, un niveau bistro, pas de temps à perdre en discussions oiseuses, faisons plutôt bref de comptoir.
C'est la ville où l'uniforme blanc et bleu se termine par des baskets neuves et un iPhone trafiqué, la classe... La vérité si je mens !
C'est la ville européenne de la culture, la ville de Patrick Bosso, de Kad Merad, et de Renaud Muselier. En 2013, nous aurons droit aux défilés de majorettes sur le Vieux Port, et à une sardinade géante, puis à Pagnol en 3D, à une reconstruction du Pont Transbordeur en fil de fer, et à une exposition des plus belles Bonnes Mères en allumettes collées par les enfants des écoles privées. On n'aura pas vu un tel jaillissement de créativité depuis l'an Pèbre...
C'est une ville pour lui en effet. N'aura pas de mal à briller, avec Trochichtro Mauricette, Coopté, et encore Muselier (l'instituteur du monde arabe, il fallait le faire...), et le César de service pour l'accueil, l'inaltérable Gaudingg. Ce sera Laurel et Hardy et Charlot à la fois, la culture toujours la culture, dans une ville dominée par la Caisse d'Epargne, la Poste, les Corses et la CGT du Port Autonome. De quoi remplir quatre Stades Vélodromes.
Il va avoir du suquecès, tchi tchi. Z'ont fait descendre les Arméniens de Saint-Barnabé, les ont parqués au Parc Chanot Hall 3, premières loges pour voyeuriser les stars du porno.

Plus belle la vit !

Ville Monde, Kosmopolit Kultur, reviendra-t-il avec Angela ?
J'ai soudain un petit pincemengue au coeurre, et si c'était la dernière fois, il n'a pas fait que des couillonnades, je ne suis pas un ingrat, il nous a taillé un bel escalier avec des petites marches pour ses petites jambes de lutin dans les rochers à Malmousque, il a rasé un sale cabanon qui déparait, il a fait propre, on peut désormais aborder sans danger au Petit Nice. Avant, il fallait y aller à pied. Une France forte après dîner, c'est un programme.
Du lourd.

La sérénité me revient, Carlita m'apparaît en déshabillé vaporeux aux couleurs de l'OM, elle chante, elle chuinte "pour la dernière fois...", ma foi c'est du Alain Barrière dans le texte...

Elle, elle reviendra en 2013.

Bon dimanche !

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